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Cedille.net

En rêve / En vrai

à Strasbourg, mardi 31 janvier, bord de nappe ...
Je crois que le rêve de l’homme est de « posséder » et que sa réalité, est bel et bien de « dépendre ». Dépendre de Dieu. Dépendre de son Bienfaiteur.
Si j’écris ça – cette semaine – c’est que je suis là, sous la voûte en bois d’un restaurant alsacien que j’aime bien. Je ne suis pas là chez moi et pourtant je m’y sens bien ; j’aime ce cadre-là. Il ne m’appartient pas ; c’est simplement là, à ma disposition pour l’équivalent de la note en € que je payerai quand la note sera venue.
Je vis souvent la même sensation au cinéma : bien que ce ne soit pas « mon salon » (le mien), je m’y sens bien. C’est un cadre que je choisis de temps en temps pour bosser, pour écrire ou juste pour rêver à Voie-Haute, en Lui, ce Dieu que j’aime.
Pareil pour ces chemins forestiers ou champêtres que je sillonne de temps à autre au gré d’un rayon de soleil. Rien de tout cela ne m’appartient en propre : je ne suis pas propriétaire.
Et pourtant la Parole vivante de Dieu me le dit « mien ». Nous le dit « nôtre ». A nous. Tant que nos pieds du moins les foulent ; tous ces lieux en co-habitation avec le Très-Haut sont notre possession. Habiter en Lui (demeurer en Lui) et vivre pleinement ici-bas, ne serait-ce pas là une clé à notre affranchissement de la servitude de ce que nous désirons posséder et que nous ne possédons que dans la mesure de cette co-propriété avec notre Maître réel ?
Voilà ! Que personne n’y voie là les propos compliqués de quelqu’un qui se dépatouille avec sa plume pour vous transmettre au plus près de son cœur ce qu’il vit et qu’il désire vous partager...

C’est simple comme « bonjour » quelle que soit l’heure à laquelle vous lirez ces lignes. Ce sont juste quelques pensées à l’occasion de ce site que vous alimentez de vos commentaires et de vos regards et que j’alimente des miens.
Et si « inter-nous » (je préfère « inter-nous » qu’ « inter-net » comme mot… net ! ça fait net, clair et net). Si donc, cet inter-nous devenait un vrai courrier contemporain plutôt qu’un chat qui court sans savoir où il va ni vraiment d’où il vient. La nuit tous les chats sont gris, mais le jour vient et il est déjà venu où l’Esprit de Vérité animera toute langue. Maranatha ! Jésus vient.



à Bruxelles, vendredi 13 janvier, après le café
Quelque chose que j’ai toujours eu à cœur – du plus loin que je m’en souvienne – est de trouver les paraboles contemporaines pour exprimer la nature et les desseins de Dieu. Il ne s’exprimait jamais sans ( Mat 13 :34) lors de son passage parmi nous en tous cas. Il en va du Royaume comme de …, Un semeur était parti semer … Certains prophètes ont également incarné par leurs actes un message de la part de Dieu, dans leur contexte respectif (Ezechiel, par exemple, ou Amos). Qui sont ces prophètes aujourd’hui ? et nous, qui sommes le corps de Christ, une expression de ce qu’Il est (essentielle !), qu’exprimons-nous ?
J’ai été frappé à l’occasion de trois films (respectivement Narnia, King Kong et Une vie inachevée) par un dénominateur commun : le rugissement d’un lion, d’un singe de plus de 9m de haut et d’un ours. L’autorité qu’il exprime dans Narnia, la terreur dans King Kong et la peur du prédateur d’Une vie inachevée.
Ce ne sont pas bien sûr des paraboles par lesquelles Dieu communique, mais je pense qu’il s’agit d’un signe indéniable d’une société qui réalise son humble condition face à plus grand qu’elle.
Le lion se sacrifie (à l’image de Christ) pour le salut d’un jeune homme, le singe ouvre sa paume à celle qu’il invite après s’être imposé à elle, et l’ours se retire après avoir terrassé un homme blessé qui lui tient pourtant tête.
Y aurait-il dans notre société ce besoin de « plus grand que soi » pour mesurer – peut-être de manière inconsciente – son incapacité à gouverner par elle-même une croissance vertigineuse des dangers qui la menacent ?
Pourquoi l’homme ne se tourne-t-il pas vers LE Tout-Puissant ?
Une chose est sûre, c’est que le besoin de rédemption (Narnia), de sécurité (King Kong) et de pardon (Une vie inachevée) s’exprime de partout dans notre société – et du côté d’Hollywood en particulier – face à trois animaux, plutôt que face à l’homme, dont le destin échappe de plus en plus à chacun.
Grâce soit rendue à Dieu, le futur est clair – on ne peut plus clair – pour tous … « Je mets devant toi la vie, la mort. Choisis la vie ».

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